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Santé de la mère et de l’enfant: PASME II et AMR récompensés

 

La mortalité maternelle et néonatale reste de nos jours un problème de santé publique au Burkina Faso. La mère et l’enfant représentent des groupes vulnérables et méritent une attention particulière. C’est conscient de cela que l’EUMC et ses partenaires, SEMUS ont développé des initiatives fortes en créant le Programme d’Amélioration de la Santé des Mères et des Enfants au Burkina Faso. Ce programme est mise en œuvre par l’Association Monde Rural dans le Zondoma notamment dans la commune de Tougo, Boussou et Bassi. Financé par les Affaires Mondiales Canada (AMC) le Programme d’amélioration de la santé des mères et des enfants (PASMEII) dans sa deuxième composante a initié des activités de renforcement de capacité des animateurs de AMR Burkina et des leaders communautaires composés de 5 personnes de l’aire sanitaire de la zone d’intervention.Les participants ont été outillés sur l’égalité entre homme-femme, le plaidoyer ainsi que les techniques d’information, d’éducation et de communication pour changer les mentalités des populations cibles en matière de santé maternelle et infantile et susciter des comportements novateurs. Et ce pour ce faire, plusieurs approches ont été développées à savoir les causeries éducatives et des théâtres foras qui ont été réalisé et a permis de toucher plus de 5000 personnes depuis le début du programme. Après la formation les leaders communautaires du CSPS de Guiri-Guiri ont réalisé des actions de sensibilisations lors des rencontres hebdomadaires des femmes. Le manque d’hygiène au sein du centre de santé a incité l’Eglise catholique et un groupement de femme ont nettoyé et laver les locaux du CSPS. elle a été accompagnée dans son élan par des leaders communautaires Les leaders communautaires de Guiri-Guiri ont aussi effectué des visites à domicile pour inciter les femmes enceintes de trois ménages qui refusaient de faire les CPN à se rendre au CSPS. Ces différentes actions conjuguées ont eu un impact significatif sur les pratiques en matière de santé de la mère et de l’enfant . De Guiri Guiri, Sapela, Kindibo, Rondolga. Selon Sawadogo Hamidou habitant de Guiri-Guiri des ressortissants témoignent « Lorsque ma femme était enceinte, malgré le fait que j’habite à 2 km du CSPS, je l’emmène à moto pour ses consultations prénatales et je m’assure toujours de son état de santé en demandant aux agents de santé. Avant, quand une femme était enceinte nous avions peur des coûts concernant les ordonnances mais de nos même sans argent elles se rendent au CSPS. Tout cela a été possible grâce aux actions de sensibilisations menées par les leaders communautaire et les animateurs dans notre communauté » explique un ressortissant. Zono Isso quant à lui a souligné que « avant d’entende les sensibilisations, nous avions honte d’accompagner nos femmes au dispensaire quand elles sont enceinte, même le jour de l’accouchement nous les laissons avec nos mamans pour les accompagner. Mais maintenant les choses ont changé et nous connaissons maintenant que nous devons les accompagner. J’ai deux femmes avec des enfants sains grâce au fait qu’elles ne manquent pas d’aller au CSPS dès le premier trimestre. Donc j’encourage les hommes de toujours s’impliquer activement comme moi pour que nos femmes ne meurent pas en voulant donner la vie».

A Kindibo, dame Ouédraogo Minata ne cache sa joie d’avoir suivi les conseils des animateurs de AMR pendant et après sa grossesse « Avant je ne comprenais pas l’importance des CPN et ont entendais que certaines femmes perdaient leurs bébés et dans le pire des cas leur vie en accouchant, mais nous ne savions pas que le manque suivi au CSPS pendant la grossesse pouvait en être la cause, mais avec les causeries éducatives de l’AMR, quand je suis tombée enceinte je suis allée au CSPS avec l’aide de mon mari pour mes pesés et Dieu merci mon accouchement s’est bien passé»dit-elle. «Moi je suis Ouédraogo Irène de Guiri-Guiri, j’ai écouté quelques fois les sensibilisations faites par les ASB et dès que j’ai constaté que j’avais un retard de règle, je me suis rendue au CSPS et la sage-femme m’a informé que j’étais enceinte, alors j’ai suivi normalement mes pesés jusqu’à mon accouchement, j’ai eu un bébé et nous nous portons à merveille». explique la jeune femme. Les majors des CSPS de Bassi et de Guiri-Guiri ont noté une augmentation du taux de fréquentation des centres de santé.

KOANDA/Bertille ZOUNGRANA
Emilie ZONGO

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