Un nouveau projet pour dynamiser la participation citoyenne dans l’éducation

Sous la présidence du Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation Stanislas Ouaro, l’Association Monde Rural (AMR) a procédé au lancement d’un nouveau projet dans le secteur de l’éducation le vendredi 17 aout 2018 à Gourcy. Le Ministre était représenté par le Directeur Général de l’Education Formelle Générale, Mamadou Diarra qui avait à ses côtés Fatimata Konfé, marraine de la cérémonie.

Le DGEFG représentant M. le Ministre de lEducation

Le projet « accroissement de la redevabilité et du contrôle citoyen dans le secteur de l’éducation » a pour objectif de  contribuer à l’amélioration de la participation citoyenne dans la gestion de la compétence éducation, transférée aux collectivités territoriales. «Sa mise en œuvre s’effectuera dans 40 établissements d’enseignement primaires identifiés dans 20 communes des régions du Centre Nord, du Centre Ouest, de l’Est et du Nord à travers des actions de capacitations des acteurs à l’image des COGES, et le soutien aux cadres de dialogue citoyen en lien direct avec l’éducation», a précisé le coordonnateur national de l’AMR Amadou Wangré. Par la voix de son représentant, le ministre de l’éducation nationale a salué l’initiative de l’association qui viendra améliorer «le niveau de performance des structures décentralisées et déconcentrées et partant la qualité et l’accès à l’éducation». « Ce projet de promotion de la redevabilité dans le secteur de l’éducation s’inscrit en droite ligne avec la politique de la bonne gouvernance prônée par le gouvernement » A ajouté monsieur Diarra, qui reconnait que  la faible implication des acteurs de base de l’éducation se justifie en partie par l’absence ou l’insuffisance de transparence dans la gestion de ces structures, toute chose que le projet entend corriger. Avant de procéder au lancement officiel du projet, il a invité les acteurs à s’investir pleinement dans une synergie d’action et une franche collaboration pour l’atteinte des objectifs. Il terminera en réaffirmant le soutien total du MENA à l’activité.

Pérenniser la gestion participative des écoles

Pour la marraine Fatimata Konfé, le nouveau projet que l’AMR a mis en place vient renforcer les acquis d’un autre : le Projet d’Appui aux Comités de Gestion d’école PACOGES initié par la coopération japonaise qui a eu le mérite  de réussir la mise en œuvre des COGES dans toutes les écoles primaires du pays. A l’en croire, cette vision  permettra de valoriser et de pérenniser ses structures communautaires en vue d’une gestion participative et efficace des écoles.

Mme Fatoumata KONFE
Marraine de la cérémonie

«Je voudrais féliciter l’Association Monde Rural pour cette idée originale en faveur de l’école burkinabè et lui témoigner ma disponibilité à l’accompagner» a conclu madame Konfé. La cérémonie de lancement a permis également aux organisateurs de s’entretenir avec les acteurs de l’éducation sur les notions de redevabilité et du suivi citoyen à la base. En outre ils ont eu droit à une communication livrée par le directeur provincial de l’Education préscolaire, primaire et non formelle du Zondoma portant sur les acquis des COGES dans sa province, les défis et les perspectives après déjà quelques années de leur mise en œuvres. Dans son exposé il a marqué sa satisfaction pour l’existence effective desstructures dans l’ensemble des écoles de sa province. Mais, reconnaitra-t-il, leur fonctionnement serait miné par de multiples difficultés à résoudre aux nombre desquelles il citera la non appropriation de la philosophie des COGES, les conflits de co

mpétence avec l’APE, la prise en otage de la structure par certains individus etc. Après cette présentation de Fousséni Ouadéba, les directeurs provinciaux et les chefs de circonscription en charge de l’éducation, les

 

représentants des collectivités territoriales et les directeurs d’écoles ont unanimement reconnue la pertinence du projet. Toutefois, ils ont manifesté leurs inquiétudes sur les capacités des structures de base à relever le défi. C’est pourquoi des mesures appropriées ont été recommandées dans le déroulement des activités afin de garantir le succès du projet. Financé par la banque mondiale à travers le Fond d’Intervention Rapide (FIR), c’est un projet qui se déroulera sur  une période de 28 mois.

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